C’est un record dont la Sécurité routière se serait bien passée. En deux semaines de présence dans la zone de travaux du contournement d'Avesnes-sur-Helpe (59), le radar chantier de Bas-Lieu n'a même pas réussi à rester opérationnel pendant 48 heures ! Installé le 1er avril dernier, l'engin est devenu la cible privilégiée de vandales visiblement exaspérés par sa présence dans cette zone limitée à 50 km/h.

Le scénario frise le harcèlement : à peine posée, la cabine a été recouverte la nuit même d'une épaisse couche de peinture orange. Une semaine plus tard, peine perdue pour les services de maintenance : sitôt nettoyé, le radar était de nouveau repeint dès la nuit suivante. Le dernier épisode en date ? Hier, après un nouveau décapage en règle, les vandales ont frappé encore plus fort. Cette fois, la boîte grise arbore un drapeau tricolore assorti d’un slogan sans équivoque : "France Libre".

La deuxième dégradation du radar d'Avesnes-sur-Helpe

Si ce bras de fer entre les peintres nocturnes et l'administration peut prêter à sourire, la justice, elle, ne compte pas lâcher les pinceaux. Un radar automatique est un bien public et le Code pénal est particulièrement sévère sur le sujet. Pour chaque dégradation, une enquête est systématiquement ouverte. Pour de simples tags ou une couche de peinture, les auteurs risquent gros : jusqu'à 15 000 € d'amende et une peine de travail d'intérêt général. De quoi faire réfléchir avant de sortir les bombes aérosols ?

Cette affiche apposée sur les radars autonomes présente les risques encourus en cas de dégradations

Publié le 16 avril 2026