Malgré une avalanche de dégradations qui a mis hors-service de nombreuses cabines pendant plusieurs semaines, les radars automatiques n'ont pas chômé en 2025. Le bilan est tombé : les flashs crépitent de plus belle et les PV pleuvent par millions. Si l'on reste encore loin des sommets historiques de 2017, la tendance est claire : la modernisation du parc porte ses fruits...

21,8 millions de flashs : la technologie à la rescousse

L'année dernière, les radars français ont immortalisé 21,8 millions d’infractions, soit un bond de +4,3 % par rapport à 2024. Comment expliquer une telle vitalité alors que le vandalisme a fait rage à l'hiver et à l'automne ? C'est simple : l'État a sorti les grands moyens. Non seulement 96 nouvelles cabines ont été mises en service, mais le parc fait également peau neuve.

Les radars autonomes, qui sont de loin les radars les plus rentables, représentent la quasi-totalité des nouvelles cabines déployées. Avec plus de 10 000 flashs par an et par cabine, on atteint rapidement le million supplémentaire...

Le parc des radars autonomes atteint désormais les 620 unités

De plus, les radars fixes d'anciennes générations, qui étaient plus de 2 100 il y a dix ans, ne sont plus que 600 aujourd'hui. Ils cèdent la place à de nouveaux modèles, beaucoup plus fiables et moins sujets aux pannes techniques. Même constat pour les radars feu rouge qui se transforment en radars urbains.

Résultat : même avec moins d'unités en état de marche à cause des dégradations, le rendement global progresse. On est certes encore sous le record de 2017 (26,1 millions), mais la machine est relancée et le nombre de radars continue de progresser...

15,2 millions de PV : des radars de plus en plus précis

Plus de flashs, c'est bien, mais plus de PV, c'est encore "mieux" (pour l'État !). En 2025, 15,2 millions d'avis de contravention ont atterri dans les boîtes aux lettres, une hausse spectaculaire de +7,2 %. Le secret de cette efficacité redoutable ? Un taux de transformation flash/PV qui s'envole, atteignant 74,5 % pour les voitures françaises. Même constat pour les immatriculations étrangères avec plus de 73 % de leurs excès de vitesse transformés en amendes. Cela représente un taux record depuis le début des verbalisations des véhicules étrangers en 2013.

Merci qui ? Merci les radars urbains et les modèles "double face". Avec leurs optiques haute définition, ils ne laissent plus aucune chance aux plaques d'immatriculation illisibles. Bref, la photo est plus nette, et la facture aussi.

Là encore, on s'approche des 17,1 millions de PV enregistrés en 2017, sans toutefois les égaler. Pour l'instant...

Publié le 24 avril 2026